• La Lueur d'étoile

Soin de Vie(s) : Femme indépendante en 1872 victime d'abus (**scènes sensibles**)



Un rituel est lancé trente minutes avant le soin, afin de te connecter à l’énergie de la cornaline, de la pierre de Lune et de l’améthyste. Les énergies sont très centrées sur ton chakra de la gorge, du cœur et ton chakra sacré. Dès ma préparation d’avant-soin, je suis traversée par beaucoup de courants d’énergies chaudes et froides en simultané, et je commence à ressentir des douleurs au niveau du corps, du dos, notamment une particulièrement présente au niveau de l’omoplate gauche. Ce sont les Ancêtres amérindiens qui m’accompagnent pour me préparer et me reconnecter à mes potentiels de guérisseuse. Petit à petit, je ressens de plus en plus ma cage thoracique être oppressée et une impression de mal respirer, d’avoir besoin de prendre de grandes inspirations sans pour autant avoir assez d’air, et donc de faire des expirations courtes…


Cinq minutes avant le soin, je te vois entrain d’être préparée… Ton jumeau est présent ainsi qu’un guide à ses côtés. Tu es allongée et préparée par un chaman amérindien coiffé de plumes, qui te passe dans de la fumée de plantes qui brûlent dans ses mains. Il te dépose aussi des gouttes d’eau à différents endroits du corps (front, cœur et nombril), je comprends qu’il s’agit d’une sorte d’eau bénite. Tout est très calme et toute l’attention et l’énergie sont centrées sur toi, il n’y a rien qui perturbe à l’extérieur, nous sommes dans un environnement énergétique noir dans lequel rien ne bouge.


Nous arrivons à l’heure de début de soin, et je perçois de suite que de la fumée ressort de ton chakra du cœur et remonte dans les airs, comme si des braises étaient entrain de le consumer de l’intérieur. Petit à petit, le même processus s’opère au niveau de ton chakra de la gorge, et de ton chakra sacré, tandis que je suis encore traversée par des courants d’énergies chaudes et froides en simultané… Ma température intérieure grimpe, et pourtant je suis parcourue de frissons. Au fur et à mesure que ton intérieur se consume doucement, j’ai une sensation de nausée qui apparaît. C’est une purge qui est entrain de s’effectuer très lentement en profondeur… Puis d’un coup, c’est toute ta colonne énergétique qui prend feu sous mes yeux et embrase ensuite ton intérieur… Mon attention est alors plongée dans les flammes et je tombe dans un vortex de feu pendant un long moment, dans lequel nous traversons progressivement tes énergies en profondeur pour arriver dans tes cellules, au cœur de la mémoire que nous allons transmuter. Soudain le vortex de feu disparaît et je me retrouve entrain de vivre l’une de tes vies…


Nous sommes en 1872 et je suis une jeune femme aux longs cheveux roux légèrement bouclés, que je garde volontairement détachés. Je porte une longue robe couleur vert sapin, à l’aspect velouté. Je me trouve dans une ville entrain de marcher dans une rue de pavés, dans laquelle j’aperçois notamment une mère et sa petite fille assises par terre entrain de faire la manche. En regardant au loin je vois que notre ville est entourée de champs. Je me balade comme habituellement et regarde avec joie et légèreté ce qui m’entoure et ceux que je croise. J’ai un bon niveau de vie et je me sens particulièrement « éveillée », consciente de ce qui m’entoure. J’ai cette impression de complétude intérieure et d’unité avec le grand Tout, j’ai conscience qu’il y a plus grand que ce que l’on perçoit de prime abord avec nos simples yeux, je ressens les liens invisibles entre mon intérieur et l’extérieur. Je me sens particulièrement libre et indépendante, légère et pleine d’élan, de vitalité. Je sais que je me situe « hors des normes » et que cela ne plait pas à tout le monde, mais il est très important pour moi de respecter mon intégrité, ma liberté, de garder mes cheveux roux détachés et d’être non dépendante de quelqu’un, c’est ce qui me fait me sentir vivante, me sentir Moi…


Je continue de flâner et arrive devant une place sur laquelle beaucoup d’hommes sont entrain de se battre entre eux. Certains à mains nus, d’autres avec des armes blanches, je perçois même l’un d’entre eux tenant une faucille à la main. Mon abdomen se crispe et je ressens de l’angoisse monter en moi, mais j’ai le réflexe intérieur de la canaliser, de la contenir. Je ressens une sorte d’obligation intérieure de ne rien laisser transparaître ni extérioriser, je me dois de rester « droite » et ne pas montrer que je suis déstabilisée, j’ai trop d’orgueil et de pudeur pour oser montrer ma vulnérabilité. Je fais donc de suite demi-tour, et longe la rue en chemin inverse. Je marche durant un moment, jusqu’à arriver à la sortie de la ville pour prendre un chemin de campagne, qui me mène jusqu’à une toute petite maison d’une seule pièce perdue au cœur des champs et prairies. Il s’agit de ma maison, dans laquelle je vis seule. Un très bel arbre au large tronc est présent juste à côté de ma maison. Je tiens beaucoup à celui-ci et me sens proche de lui, je le considère presque comme un ami qui m’accompagne, je ressens là aussi fortement cette connexion invisible avec le vivant.


La nuit arrive, je me couche sur une banquette qui me sert de lit et ferme les yeux, c’est le noir complet… Soudain, je suis réveillée en milieu de nuit. J’ouvre les yeux, il fait très noir mais je distingue qu’un homme est assis sur moi. Sa grande main à la peau épaisse me recouvre ma bouche et mon nez, et sa deuxième main tient une lame contre ma gorge. La peur me prend, mes yeux s’écarquillent en grand, j’essaie de crier mais mes cris sont étouffés et l’homme appuie encore plus fort sa main sur mon visage. Je n’arrive plus à bien respirer par le nez, ni par la bouche. J’essaie de prendre de l’air mais je n’en ai pas assez. L’homme jette la lame qu’il tient dans la main sur le côté du lit et commence à relever ma robe de nuit. J’essaie de me débattre, d’attraper son bras, de repousser son visage, mais je n’y arrive pas. Je me débats encore, de plus en plus fort. Plus rien d’autre ne compte que ma survie, mon attention est entièrement centrée sur cet instant de bataille entre les corps, entre la vie et la mort. Je n’ai plus aucune conscience de ce qui m’entoure, de où je suis, de qui je suis, je donne toute mon énergie à mon corps qui se retrouve seul à défendre ma Vie. Devant ma persistance, l’homme me frappe de son point sur ma tempe et mon oreille gauche. Ma tête dérive vers la droite, et la douleur intense remonte jusque dans mon crâne et me coupe le souffle. Il m’agrippe alors la gorge de sa grande main et me la serre fort, tout en continuant à me déshabiller de l’autre… Je me sens soudainement exténuée, anéantie par la peur et toute l’énergie fournie pour me défendre. Mon élan vital s’éteint soudainement, tout comme mon mental se déconnecte et se met sur off. J’abandonne. Mon corps m’abandonne. Ma tête se penche toute seule sur la droite, mes yeux sont dans le vide, ma conscience aussi, c’est le black out. La scène s’arrête là.


Je me réveille le lendemain, il fait jour. La première chose que j’aperçois est la porte de la maison qui est ouverte. Les couvertures sont dépareillées, et du sang est présent dans mon lit, ainsi qu’entre mes jambes… Je ne ressens pas d’émotion particulière, mais de la résignation. La scène se coupe.


Je me retrouve dans la rue à marcher, avec la même robe couleur vert sapin. Je ne me sens plus du tout libre. Plus du tout en joie. Plus du tout connectée à ce qui m’entoure, ni à la Vie en moi que je ne retrouve pas. Je me sens enfermée dans mon corps. Tout mon intérieur est crispé, recroquevillé sur lui-même, tourné vers l’intérieur. Je ne ressens plus d’élan, plus de fluidité, plus d’échange. Je ne marche plus de la même manière, et je ne vois plus le monde comme hier. Je suis en errance dans cette rue, sans objectif, sans but, sans destination. Je ne dépose plus de Sens sur mon vécu, et avance par automatisme. La scène se coupe.


Du temps a passé, je suis dans ma maison. Je suis toujours en errance, y compris dans mon propre lieu de vie. Le traumatisme vécu a déteint dans mon chez moi, dans mon cocon, dans mon intérieur et mon extérieur. J’ai l’impression que cet événement a pris racine partout et a tout étouffé, jusqu’à mon identité. Je sors devant le bel arbre présent à coté de ma maison, cet ami d’avec qui je ne ressens plus vraiment la connexion. Je n’éprouve même pas de nostalgie, seulement du renoncement, de l’errance, de l’impuissance. La scène se coupe.


Je me vois alors pendue à une branche de l’arbre, une corde autour du cou et un tabouret à terre sous mes pieds.


Tu réapparais devant moi avec le chaman à tes côtés, tandis que ton intérieur brûle toujours. Une femme guide à l’énergie violacée qui n’était pas là auparavant est présente. Elle s’approche de toi tout en me disant sur un ton très bienveillant : « Elle a besoin de faire des prières, de demander Pardon au Père pour se repentir de sa sentence, celle qu’elle s’est infligée croyant qu’elle serait libérée ». Elle dépose ses mains sur ton crâne et t’envoie une énergie violette. D’un coup, ton intérieur de feu se transforme en cendres noires, qui sont de suite aspirées dans les airs. Puis, des racines sortent du cœur de la Terre pour remonter jusqu’à toi et t’entourer les jambes, les bras, le corps entier… Petit à petit ton ancrage se fortifie, et l’énergie de Vie reprend dans ton intérieur, lentement et en profondeur. Tes chakras s’illuminent progressivement et je perçois l’image d’une bague en or apparaître dans ton chakra sacré. L’on me souffle alors : « Dissolution d’un vœu de chasteté ». De grandes vagues énergétiques me parcourent de la tête aux pieds. L’énergie orangée de ton chakra sacré remonte le long de ta colonne énergétique, va nourrir ton cœur qui se met à rayonner, et arrive à ton chakra de la gorge. Celui-ci se met à rayonner également et son énergie bleue ressort par ta bouche qui s’ouvre. Des transmutations douces s’effectuent en continu de mon coté, j’ai impression que je me vide entièrement, qu’absolument toutes mes cellules s’allègent et se libèrent… Petit à petit une pression intérieure disparaît, je ressens une meilleure respiration physique et énergétique, plus vaste, plus souple. Les énergies se fluidifient, circulent, s’aèrent dans tout mes corps tandis que mon abdomen me chauffe. Puis, alors que ta guide a toujours ses mains sur ton crâne, une étoile brillante apparaît sur ton 3ème œil. Un faisceau d’énergie blanche ressort de celui-ci et va se relier dans les hauteurs. Des données descendent dans ce faisceau et entrent dans ton chakra afin d’aller s’intégrer dans tes cellules. Tout ton intérieur devient blanc aux reflets bleutés, et l’énergie agit un long moment en mouvements souples afin de reprogrammer tes cellules. L’on me montre alors la reprogrammation positive de cette ancienne vie qui est entrain de s’effectuer.


Je me balade dans la même rue de pavés, au bras d’un homme dont je suis amoureuse. Je ressens cette même complétude intérieure que je ressentais au départ. Je me sens libre et indépendante, intègre, mais tout en étant en union avec l’autre. Il y a par contre davantage encore de joie qui me traverse, je ris beaucoup, je me sens très légère et pétillante, en confiance et dans l’échange concret, dans la communication, le partage. Je ne ressens plus le besoin de cacher ma vulnérabilité, et tiens avec beaucoup de douceur et d’amour le bras de mon compagnon, qui me sourit et me parle à son tour.


A la fin de cette reprogrammation, ton cœur se met à rayonner d’énergie rose. Puis, tous tes chakras font de même et rayonnent de leurs couleurs respectives. Ta guide enlève ses mains de ta tête et se recule, tandis que ton chakra coronal rayonne et s’ouvre en corolle violette. Tu montres alors un sourire aux lèvres et parais sereine, même amusée. Tu places de toi-même tes mains sur ton plexus solaire, les yeux fermés, et tu le nourris de ta propre énergie. Tu nourris ta confiance intérieure. Petit à petit, ton plexus solaire rayonne de plus en plus, jusqu’à ce que ton intérieur entier soit rayonnant de jaune. On me montre alors l’image d’un cercle sur ton front, composé de la moitié d’une lune et de la moitié d’un soleil.


Tu te lèves ensuite de toi-même et vas t’asseoir en tailleur sur le « sol ». Tu lèves la tête vers la Source tout en fermant les yeux. Une colonne de lumière blanche descend de la Source pour t’englober jusqu’aux pieds. Je comprends alors que tu commences à prier. D’un coup, je me retrouve à ta place dans cette colonne blanche. J’ouvre les yeux, et perçois qu’en face de moi se tient un miroir, dans cette colonne de lumière, dans lequel je vois mon (/ton) visage. Je comprends que Je Suis le Tout, le Père. Et que ce n’est donc pas à la Source, mais à moi-même que je dois demander et octroyer le Pardon en même temps. Je ressors de ton corps et vois la scène d’extérieur. Tes guides et ton jumeau s’approchent et se placent autour de toi. Puis, votre image disparaît de sous mes yeux tandis que tu es toujours dans cette colonne de lumière devant ton miroir, et que je ressens une pression qui s’installe au niveau du 3ème œil…


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