Soin de Vie(s): Perte d'un enfant au coeur d'une ancienne communauté de nomades - Choix, Culpabilité


Mes soins énergétiques racontés : Soin Ciel et Terre : Reconnexion aux potentiels de danseuse et guérison de lignée...


Un rituel est lancé trente minutes avant le soin, afin de te connecter à l’énergie de l’apatite verte, de l’améthyste et de la cornaline. Les énergies sont très « centrées » sur l’ouverture du cœur à la compassion, la tolérance, et sur ton chakra sacré et ton plexus solaire. Lors de ma préparation d’avant-soin, la température interne monte petit à petit, et une alchimie commence à se faire sentir dans le bas de ton corps…


Lorsque je me connecte à toi à l’heure du soin, tu es assise en tailleur sur une plaine d’herbe verte. Beaucoup de corbeaux volent au-dessus de toi, le ciel est noir et l’orage gronde… Gaïa se relie à toi afin de nourrir ton chakra racine tandis qu’une colonne d’énergie violette descend de la source afin de t’englober et renforcer ton alignement… Ton chakra coronal s’ouvre en corolle violette et tes chakras s’illuminent. Puis, des racines provenant du centre de la terre ressortent du sol et s’enroulent autour de tes jambes, suivi par un tronc d’arbre grandit en toi, pousse dans ton intérieur, et des branches d’arbre commencent à pousser et se relier au ciel. Tout se passe rapidement et l’énergie est puissante. Dès que tu es pleinement reliée au Ciel et à la Terre, un éclair purificateur s’abat sur ton cœur et agit en continu… Je vois alors ton cœur en gros plan, éblouissant de cette électricité blanche-bleutée… Puis, l’on me fait plonger à l’intérieur de ton cœur …


Je tombe alors dans un vortex de cette énergie blanche-bleutée électrique durant un moment, pour plonger dans tes énergies en profondeur… Ce vortex dans lequel je défile se transforme soudain en un train dans lequel je suis, et je me mets à traverser à vitesse éclair de multiples paysages de nature, notamment désertiques. Je vois le soleil et la lune dans le ciel qui se couchent et se lèvent des dizaines et dizaines de fois…


Jusqu’à ce que soudainement, je me retrouve dans une forêt en automne, dont le sol est jonché de feuilles mortes orangées. Je suis une jeune femme et je porte une tunique en toile de jute marron, tout en étant pieds nus. Je fais partie d’une communauté de nomades qui voyage au fil de saisons. Autour de moi la vie suit son court, des cabanes ouvertes et des huttes sont faites avec des branches et des toiles. En face de moi se trouve la cabane dans laquelle je vis avec mes trois enfants, trois garçons. Un nourrisson, un de 2-3 ans, et un autre de 6-7 ans. Ici, les hommes et les femmes ne se mélangent pas, ne partagent pas, et les contacts dans la communauté sont surtout centrés autour de questions pratiques. Les femmes s’occupent de leurs enfants, de la cuisine, d’aller chercher de l’eau à la rivière. Mais elles ne le font pas en groupe, chacune s’occupe de sa propre vie. Nous avançons en groupe pour survivre, mais ne partageons pas de complicité. Je ne ressens pas de sentiment de « solitude » en soi, car je n’ai toujours connu que cette manière d’être en lien avec l’autre. Mais je me sens fermée et sur la défensive, particulièrement vis-à-vis des hommes. Mes pensées sont centrées sur les besoins de mes enfants et les nécessités de survie, tout ce qui passe dans ma tête est très pragmatique…


Puis, l’automne passe et la saison de l’hiver arrive. Notre groupe doit donc partir ailleurs pour survivre. Nous marchons longtemps, jusqu’à arriver aux pieds de montagnes dont les monts sont enneigés. Nous trouvons des grottes pour nous installer durant l’hiver. Durant cette saison, mon plus grand enfant tombe malade. Je ne sais pas ce qu’il a, mais il est à demi-conscient, allongé, en sueurs. Le printemps arrive et nous devons repartir. Notre camp se prépare tandis que mon enfant mourant est allongé sur le sol. Un homme barbu vient me voir et me fait comprendre de manière très agressive que nous devons le laisser ici. J’explose en larmes et je crie, m’accroche à mon enfant, et ressens mon abdomen qui se tord en deux. L’homme m’attrape le bras pour me faire partir. Je me débats sans me débattre. Dans ma tête, je pense à mes deux autres enfants que je dois protéger. Je sais que nous devons partir pour survivre, trouver de la nourriture, nous ravitailler, et que je ne peux rester ici seule avec eux, me sentant dépendante de la communauté et sous l’autorité des hommes. Je ne ressens pas l’impression d’avoir le choix. Je me sens obligée de sacrifier un enfant pour pouvoir faire vivre les deux autres.


Nous finissons par partir. Je me retourne plusieurs fois en larmes pendant le trajet, afin de regarder cette montagne de plus en plus lointaine où mon fils se meurt, seul. Je ressens une immense culpabilité extrêmement lourde qui me plombe l’abdomen, un déchirement intérieur. Et d’un autre côté je me sens totalement résignée.


Soudainement, je ressors du corps de cette femme et son image s’élève dans les hauteurs. Nous nous retrouvons toutes les deux dans une forêt tropicale dans laquelle tu es allongée dans les airs à un mètre au-dessus du sol. Des guérisseurs amérindiens vêtus de coiffes et de plumes t’entourent et récitent des mantras, danses, jouent d’un instrument… L’un d’eux brûle des plantes pour passer ton corps dans la fumée, encore et encore… Cette fumée épaisse et grise traverse tes corps et plonge dans ton abdomen afin d’y tourbillonner un moment, tandis que ma température intérieure grimpe. Soudain, un fin faisceau d’énergie très noire et très dense commence à ressortir de ton abdomen pour remonter vers la Source en continu… Ce processus dure un moment, et ton corps est ensuite flashé plusieurs fois de blanc, tandis que les amérindiens continuent à jouer du tambour et à réciter des mantras. Ton cœur se met alors à s’illuminer d’un blanc éblouissant électrique, comme au début du soin avec l’éclair du ciel. Cette énergie blanche électrique agit un moment, jusqu’à ce que l’image grisée de ton enfant perd